Fédération Departementale des Chasseurs de la Corse du Sud

Parlons chasse



Le Président Ettori s'exprime


                Ceux qui seront chargés d'écrire l'histoire de la chasse française devront se souvenir que pendant le règne de la « reine verte » et de son Cochet Yves nous avons  connu les années les plus  sombres. Ils avaient consacré toute leurs énergies à vouloir éradiquer notre activité par un harcèlement législatif et financier, pensant aussi faire tomber les dernières forteresses des chasseurs à savoir : leurs fédérations.


En imposant dans nos statuts deux missions de service public donc obligatoires que sont l'indemnisation des dégâts de grand gibier et la préparation au permis de chasser avec des investissements lourds, ils avaient pensé mettre à mal nos finances et, comme si cela ne suffisait pas , s'appuyant sur un article complètement obsolète du Code Rural, ils comptaient nous « piquer » nos réserves. Nous avons résisté au grand dam de D. Voynet qui avoua son regret de n'avoir  abouti au forum des présidentiables.


 Mais ils avaient malgré tout réussi à nous ébranler et à  nous envoyer au fond de l'océan, entraînant avec nous une chute  vertigineuse des permis de chasser. Comme tout plongeur qui se respecte il nous a fallu effectuer des paliers pour remonter à la surface afin de reconquérir nos droits. Aujourd'hui il semblerait que le nouveau Président de la  République se soit engagé résolument à tenir les promesses faites durant sa campagne électorale, ce qui ne doit pas être de nature à nous démobiliser mais au contraire à demeurer très vigilants même si les chasseurs « ont été compris et soutenus par l'Elysée ». Le compte n'y est pas.


Il ne faut pas oublier que la France est un pôle d'excellence cynégétique par la diversité de ses  territoires, de ses modes de chasse, par son organisation associative, par son éthique , son caractère démocratique, sa convivialité, sa culture et très largement considérée en Europe comme un exemple. 
                 « La chasse est un art  avant d'être un acte ».


La chasse a des retombées économiques sociales, culturelles, environnementales et même sanitaires (ne sommes nous pas à cet effet un véritable réseau de sentinelles épidémiologiques bénévoles irremplaçables !). Elle est un des piliers du monde rural car là ou la chasse recule c'est le coca-cola qui avance !


Nous devons être fiers de ce  miroir de la France  qui chasse dans toute sa diversité, de pratique, d'hommes, d'environnements, d'origines, de générations. C'est cette diversité qui fait notre démocratie. N'oublions jamais que la chasse est  un des fleurons de la révolution et que nous devons la pérenniser ainsi avec toute notre conviction.


Pour ce faire nous devons sans relâche « communiquer » en utilisant les mêmes armes que nos détracteurs, nous devons être aussi des fines gâchettes épistolaires.


Nous avons des «  savoirs faire…  Il faut les faire savoir  ».


Il faut se faire connaître pour mieux se faire reconnaître. Utilisons tous les médias,  particulièrement  notre presse cynégétique qui nous tend les bras, tous les organes d'information locaux et nationaux  afin de toucher le grand public et parler avec fierté de notre activité; d'autant qu'enfin la loi lui reconnaît un rôle de gestion de la nature et de la biodiversité.


Dans un récent sondage C.S.A., 90% des maires du monde rural sont favorables à la pratique de la chasse dans leur commune et 57% sont même très favorables… Cela va sans dire peut être, mais ça va beaucoup  mieux en le disant - N'ayons pas peur d'affronter les adeptes de la pensée unique qui sont déjà montés dans la charrette de l'intégrisme et même si nous savons que leur objectivité est illusoire et qu'ils pratiquent 'l'attentat moral » nous devons aussi et surtout intervenir en milieu scolaire afin de sensibiliser les jeunes au respect de la nature, en dénonçant le fait que « les écologistes » les conditionnent dès le plus jeune âge avec « des petites esbroufes et de gros mensonges » J.P. Croisé.


Nous sommes « l'écologie qui agit » nous oeuvrons dans la nature qui est notre culture, dans une démarche agro sylvo cynégétique en partenariat et en synergie avec d'autres utilisateurs.


Nous sommes des acteurs du monde rural et non les spectateurs qui pensent la protéger en distribuant des tractes rédigés sur papier non recyclé contribuant ainsi à la disparition de nos forêts . 
                Il faut dire à nos scolaires que nous réfutons le qualificatif de « semeurs de trépas » de M. Hulot mais que nous acceptons d'être des « donneurs de vie » en pensant aux milliers de nos compagnons que nous  élevons, et aux espèces que nous sauvons et que nous protégeons .


L'enfant doit savoir que le chasseur tue, mais c'est dans un instinct de régulation et de bonne conservation des espèces. 


Il ne faudrait pas tomber dans l'excès qui consiste à vouloir doter l'animal d'un statut au détriment de celui de l'homme et sombrer dans l'exemple de triste mémoire d'Adolphe Hitler qui, dans son discours du nouveau Reich annonçait qu'il n'y avait plus de place pour la cruauté envers les bêtes ! …suivi de trois lois limitant la chasse et le tout se terminant  … par un génocide !


Les sanctuaires, la sensiblerie à l'animal, la zoolâtrie  ne doivent pas faire oublier ce que disait Bacon « on ne commande à la nature qu'en lui obéissant ! ».


Si nous voulons maintenir, voir développer la dimension populaire de notre activité, il faudra que l'Etat et nos dirigeants cynégétiques maîtrisent mieux son coût financier et particulièrement si nous voulons attirer « les nouveaux chasseurs » -


   . Si nous sommes capables de ne pas nous scléroser sur notre piton rocheux et établir des passerelles dans un partage équitable et temporel de l'accès à la nature, de préserver la biodiversité, recruter de nouveaux chasseurs pour transmettre la passion de la nature, dans l'indispensable réciprocité et l'équilibre dans la concertation assorties des mesures incitatives indispensables ;


   . Si l'Etat nous accorde une pause législative afin de ne plus ajouter de contraintes, et nous rattache à une tutelle ministérielle débarrassée de « l'écologie politique » avec une fiscalité et un financement adaptés ;


   . Si l'Europe consent à abroger sa directive 79 parce qu'elle est illégale ;


   . Si le futur Président de la Fédération nationale des Chasseurs ne se contente plus d'être un militant, mais un véritable combattant de  l'armée des chasseurs, « les écolos guerriers et leurs commandos » intégreront l'armée de Don Quichotte contre les moulins à vent et cesseront avec les autres « kmers verts »  d'être comme le coq, qui croyant que le soleil  se levait tous les matins pour l'écouter chanter…



… La chasse sera alors « apaisée ». 

             
             Paul Joseph ETTORI



             Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Corse du Sud


             Président de la Fédération Régionale de la Chasse de Corse